Casino man.

Casino man.

Non, je n'irais pas. C'est ce que tu essaie de te dire, de te persuader. L'avidité, la cupidité, ce sont tes pires défauts. Jamais tu ne sais arrêter, jamais tu ne sais te dire non. Ta dépendance, ce n'est pas la drogue. Ce n'est pas la cigarette, ni l'alcool. Ce n'est pas nocif pour une autre personne que toi. C'est le jeu. L'excitation que provoque les machines, le poker et les autres jeux de hasards. C'est la conviction de gagner ce qu'on a perdu. Les vêtements chics, l'alcool coule à flot, l'ivresse est au rendez-vous. Mais tu ne sais pas t'arrêter, tu ne sais pas te fixer de limite. Tu croules sur les dettes, tu ne manges presque plus. Mais ce n'est pas toi que ça inquiète le plus. Tes proches, tes amis n'ont plus aucune nouvelle de toi. Tu n'es jamais à la maison, partageant ton temps entre le travail, le bar et la casino. Arrêtes toi, il n'est jamais trop tard. Sauve ta peau, sauve toi avant de te perdre dans la mêlée. Tire un bon coup, poses toi des limites, demande de l'aide. Ne reste pas planté à, à espérer que tout aille mieux d'un coup. Sors dehors, respire de l'air qui n'est pas remplie de cupidité et de fumée de cigarettes. Parles au autres et écoute toi.. Hey casino man, on est là.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 10:57

Modifié le samedi 10 novembre 2007 18:26

Proverbe.

Proverbe.

Le bonheur est comme l'écho : il vous répond : mais il ne vient pas. "



Carmen Sylva

# Posté le samedi 10 novembre 2007 11:13

Modifié le samedi 10 novembre 2007 14:11

Pensées d'un comateux.

Pensées d'un comateux.
Chère maman, cher papa

J'ai peur, mais je dois affronter la mort quand même. Je ne suis pas prête, je suis encore une si petite fille. J'aimerais être dans vos bras, mais maintenant, je dois affronter mon destin, affronter l'inconnu. Je pars la tête emplie des plus beaux souvenirs, en sachant que j'ai été aimé tout le long de ma vie. Ne vous inquiéter pas, je serai toujours là dans vos c½urs. Je pense à vous plus qu'à moi dans ce qui va suivre. Je ne serais plus là pour vous appuyez, pour vous énerver et pour vous faire rire. Je ne pourrais plus vous rappelez des souvenirs de mon enfance vite passée. Mais je vous promet qu'un ange veillera sur vous, peu importe où je serais après. Je vais être courageuse et passer à travers cette dernière et ultime épreuve le sourire aux lèvres, l'espoir au c½ur. J'ai vécu beaucoup de chose, et je suis contente d'avoir pu les vivre, avant de partir. J'ai pu aimer. Il fut une des plus merveille chose qui me soit arrivé. Grâce à lui, je connaissais le soleil avant la tempête, les étoiles avant la lune. Et je l'en remercie. J'ai vécu la peine quand grand-maman est partit aussi. Mais maintenant, je vais la rejoindre. Je suis désolée de vous causer tant de chagrin, désolée de devoir partir, mais la vie est ainsi. Pourtant, je suis sereine. Je n'ai plus trop peur. Quand on n'y pense, la mort est un passage obligé. Il vaut mieux l'apprivoiser que de le craindre jusqu'au dernier moment sans avoir vraiment pensé à quoi s'attendre. Je ne souffre plus, je n'ai plus mal. Je n'ai étrangement pas envie de pleurer, mon départ se fera sans larmes. On dit que les comateux peuvent entendre ce que l'on leur dit. Il est vrai, j'ai tout entendu. Depuis mon accident, je ne vis que grâce à des machines. Mon souffle n'est plus mien, mon c½ur ne bat plus par lui-même. Je sais que vous pensez comme moi, c'est pour cela d'ailleurs que vous avez décidé de me laisser partir. Merci beaucoup. Je ne suis même plus l'ombre de moi-même. Je ne suis qu'un corps sans vie, une enveloppe charnelle sans trop d'importance. J'espère que vous savez que je ne vous en voudrais jamais. On dit que c'est moi qui devrait vous entendre parler, mais je sais que vous m'entendez penser, et ainsi, vous savez que je pars maintenant, c'est l'heure. J'espère que ma mort apprendra que jamais, il ne faut boire avant de prendre le volant. Il a bu, et c'est moi qui paie de ces erreurs. Merci maman, merci papa. Je vous quitte à tout jamais..

# Posté le samedi 10 novembre 2007 18:23

Modifié le samedi 10 novembre 2007 18:42

Main dans la main.

Main dans la main.
Ce jour-là, l'air était lourd, et les nuages flottaient plus bas qu'à l'habitude. Le soleil était absent, on aurait dit l n'avait pas voulu se montrer, mais ils marchent quand même. Leurs doigts s'entremêlaient dans une grâce presque musicale, une fluidité que jalouse le vent. Ce dernier, justement, s'emmêle dans leurs cheveux, rougit leurs joues et frigorifient leurs jambes. Ils parlent, et même parfois, écoute le silence, songeant tous les deux à la même chose, le destin. Le destin qui se mêle comme les branches des arbres de la forêt, qui se brouille comme les eaux tumultueuses d'une rivière au printemps et se perd comme les pétales d'une fleur qui se bat contre le vent. Ce même destin qui se fait joueur, qui promet tant de chose, mais qui disparaît à la moindre faute, qui jure mais qui hypocrite, se joue de la foi des gens trop crédible. Eux, ils aimeraient pouvoir croire en quelque chose, croire en l'amour qu'ils se prodiguent. Mais maintenant, même les sentiments mentent, on ne peut même plus avoir confiance en soi, sans craindre de se trahir. La tête basses, ils contraient tout, et croyait que par la seule force de leur amour, ils vaincraient, sortiraient vainqueur de leur lutte contre la vie, contre la mort. Ils s'arrêtèrent pour pouvoir songer à deux, partager leurs pensées les plus secrètes à l'aide d'un seul regard. Leurs dents claquaient, le froid gagnait du terrain sous leur forteresse de chaleur. Mais semblait t'il, le seul contact de la main de l'autre parvenait à les réchauffer, il paraît que c'est comme ça quand on est amoureux. Ils voyaient en l'autre à la foi le destin et l'amour entrecroisé, pour ne plus formé qu'un seul mot, confiance. Un sourire, et la marche était reprise. La nuit commençait à tomber, mais dans leurs yeux et leur c½ur, le soleil brillait, et rien n'aurait pu les attrister. Ils rentrèrent chez elle, l'espoir en l'avenir toujours plus grand, toujours plus fort. La seule leçon à tirer, peut –être que finalement, pour être heureux, il ne faut pas seulement croire, il faut aimer...

# Posté le lundi 12 novembre 2007 16:25

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 18:10

Parce que pour moi

Parce que pour moi
Doucement, mes pas s'enfoncent dans la neige meuble qui recouvre le sol. Le temps est gris, les étoiles sont masquées par d'immenses nuages qui laissent s'échapper des milliers de flocons tourbillonnants. Le vent n'est pas froid, il est même chaud ; mais qu'est-ce que j'en sais, je n'y prête pas vraiment attention. Je ne sens plus rien, mais comme j'ai envie d'être comme les autres, de me fondre dans la foule compacte qu'est la société. J'en ai assez d'être remarquée à cause de ma différence, différence que je n'ai pas demandée à avoir. Pour moi, le monde est noir, un noir d'encre à ce qu'on dit, mais encore là, qu'est-ce que j'en sais? Parce que oui, je suis aveugle, parce que oui, je suis différente et que personne ne peut rien y changer. Mais pourquoi toujours ne remarquer ce qui n'est pas pareil, ce qui distingue. Pourtant, maintenant, plus les gens se ressemblent, plus ils sont connus et plus les gens les aiment. Moi, on ne m'aime pas, on me prend en pitié et c'est bien ça le plus dommage. Parce que je ne veux pas être prise en pitié, je veux être comme tous ces gens qui voient les couleurs, couleurs que je ne connais pas. Pour moi, jaune, c'est chaud comme le soleil, c'est sûr comme le citron. Pour moi, le rouge, ça fait mal, c'est douloureux comme une coupure. Pour moi, le bleu, c'est la douceur d'un jour d'été, c'est froid comme l'eau de l'océan. Pour moi, le vert, c'est tendre comme l'herbe qui recouvre le sol, c'est léger comme les feuilles des arbres. Pour moi, le noir, c'est comme la vie, c'est effrayant et imposant...

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 10:59