Présentation.

Présentation.
Une présentation.. Si je sais mettre des mots sur ce que vivent les autres, alors là, lorsqu'il est temps d'en mettre sur moi, j'y arrive pas du tout. J'ai l'impression de parler de moi alors que tout le monde il s'en fou. Remarquez, si vous avez jeter un ½il sur mon blog, c'est qu'il a dû vous intriguer, vous intéresser... Ou pas. Peut-être que c'est le hasard qui vous a amené ici, ou que je suis dans les 'amis' Skyrock de l'une de vos connaissances. Qu'importe. Tu lis si tu as envie de lire, tu lis pas si tu n'as pas envie. Je ne vaut ni plus ni moins que tout les autres petits blogs qui tapissent le Net.

Ici, ce n'est pas mon monde. C'est mon blog, certes, mais pas mon monde. Le mien, il ne résume pas à un tas de pixel enchevêtré. Ici, c'est ma page Skyrock, des textes que j'ai écrit, tous, sans exception. Ils n'ont aucun copyright légaux, évidemment, mais si vous avez un tant soit peu de principes, vous comprendrez que si vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, il faudrait, au minimum, mettre MoiEtMeslettres au bas de page. Je n'exige pas de lien, puisque populaire ou pas, mon blog, je vais le tenir. Tant qu'on sait que le texte n'est pas de vous, ça me va. J'accepte aussi les critiques, que je valide sans honte et grâces auxquelles je tente de m'améliorer. Et non, je n'ai aucune idée suicidaire. Certains de mes textes traitent de cela, mais je ne compte pas mettre fin à mes jours. Il m'arrive d'être triste et mélancolique, mais j'aime trop la vie pour m'en départir.

Bref, puisqu'il faut apparemment que je parle de moi.. Autant le faire de suite. Je m'appelle Sarah. Je préfère garder mon âge et l'endroit où je vis dans l'anonymat et de toute façon, ce ne sont pas des informations essentielles. Comme vous l'aurez sûrement deviner, j'aime écrire, c'est même ce qui donne un sens à ma vie. C'est ce que je veux faire de ma vie. N'importe où dans le monde, mais c'est ce que je veux faire. Vivre de mes mots. J'aime aussi la photographie, le calme et la solitude lorsqu'elle s'impose. Je préfère la tranquillité à l'agitation, le jour de la nuit et faire le bonheur des gens que j'aime plutôt que de privilégier le mien. Bon, vu que j'ai été taguée, je vais vous révéler sept choses sur moi :

1-Je regrette le temps où me préparer le matin prenait seulement 10 minutes, c'était beaucoup plus facile.
2- Je préfère regarder en arrière plutôt qu'en avant, ça fait moins peur.
3- J'aimerais ma vie si c'était celle de quelqu'un d'autre.
4- Je ronge mes ongles jusqu'au sang, même si ça fait très mal.
5- J'adore faire du sport.
6- Je collectionne les complexes et les phobies.
7- Je suis une lève-tôt.

Je ne taguerais personne, révélez nous sept choses si vous en avez envie.

Pourquoi il n'y a pas de couleurs? Parce qu'il ne faut que le noir et le blanc pour apprécier l'écriture.

Je crois que ça suffit. Vous savez ce que vous avez à savoir.. Mais si vous avez des questions, n'hésitez pas.

MoiEtMesLettres, Sarah pour les intimes.

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 20:40

Modifié le mardi 02 décembre 2008 18:59

Marche sur ma route.

Marche sur ma route.
Les feuilles craquent régulièrement sous mes pas. L'automne est depuis longtemps commencé et le temps s'en fait ressentir. Je resserre mon foulard autours de mon cou et remonte la fermeture éclair de mon manteau. J'entend l'autobus repartir, emportant avec lui des gens au destin bien différent. Je me demande toujours quelle est la vie de ces gens, ces gens que je ne croiserais probablement plus jamais dans ma vie. Ou au contraire, je ne le sais pas encore, mais l'homme à la tuque verte me sauvera la vie dans un avenir rapproché, ou la femme au long manteau noir sera bientôt agressé, et son visage sera sur toutes les chaînes de télévisions. Il est effrayant de constater à quel point la présence des gens est éphémère dans la vie. J'aimerais tant pouvoir m'accrocher à une personne qui sera toujours là, avec la garantie qu'elle ne partira jamais, emportée par le flot incessant de la vie qui tourne toujours. La tête remplie de question, j'avance toujours, les joues rougis par le froid. Je vois au loin se dessiner les contours de mon ancienne école primaire. Tant de souvenirs me remontent à la tête, comme à tous les jours, et m'enserrent la gorge, faisant presque couler une larme sur ma joue. Je m'ennuie de ce temps ou je n'avais pas à me fier de l'opinion des autres, ou la seule chose qui comptait, c'était de bien étudier mes leçons et de faire correctement mes devoirs. Ce temps ou la cloche de la récréation annonçait le début d'un instant de pur bonheur, différent à chaque jours. Je n'avais alors besoin que d'un ballon pour m'occuper durant plus d'une heure, plus besoin d'autre choses, seulement d'imagination. Et cette sensation de liberté lorsque le vent vous fouette le visage, et le froid mordant s'infiltre sous votre manteau. Cette impression de pouvoir s'envoler n'importe quand, de laisser derrière vous la misère et d'aller vers d'autres cieux. Ou encore cette candeur propre aux enfants. Ces jeux permis seulement dans la petite enfance, sous peine d'être jugés d'adolescent attardés. Ce droit de devenir la princesse de la cour d'école, le meilleur chevalier de tous les garçons et de combattre le dragon. Après, tous semble s'effacer, et la vraie vie commence, avec son lot de problème. L'adolescence, l'école secondaire, le lieu par excellence des complexes. Le secondaire, ou un ne sait plus si, après tout, on veut être un enfant ou entrer dans le monde terrifiant des adultes. C'est l'hésitation entre l'enfance et la maturité. C'est l'âge où on aime s'inventer des problèmes, s'inventer des défauts, mais où l'on refuse d'admettre la vérité. C'est se cacher derrière un personnage, derrière un masque pour se tenir le plus loin possible des remarques cruelles. C'est l'entré dans le vrai monde, la préparation à la souffrance, mais aussi, le premier goût de la liberté, des vrais choix. J'avance, envers et contre tous, à travers le vent, la neige qui commence à tomber, je brave les difficulté de la température, comme je le ferais quand j'aurais à marcher sur la route des adultes.

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 20:51

Le vieux peintre avait des ailes.

Le vieux peintre avait des ailes.
Ses souvenirs hantant les restes d'une page délaissé, éprouvé par les années
Un homme ne sait comment mener sa vie, ne sait plus trop comment oublier
Les larmes perlant aux coins de ses yeux ridés, il s'est bien sortit des épreuves
Mais désormais, les rêves ne compte plus, seul compte sa dernière ½uvre

Il était peintre dans une vie meilleure, peintre pour illustrer la beauté des étoiles
Il avait besoin d'illustrer sa vision des choses, dessiner la magie sur ses toiles
Cette envie incontrôlable d'exprimer son art sur un grand morceau de ciel
De voir enfin l'effet merveilleux de s'envoler, de se faire pousser des ailes

Mais le destin l'avait promit à une autre fin, très loin de ceux qu'il aimait
Il avait fait de ce vieux peintre l'objet de ses désirs vicieux de le faire souffrir
Il lui avait de grandes promesses, lui avait promit chance, en lui, il croyait
Le vieil homme dû longtemps regretter son geste, jamais il n'avait voulu dépérir

Un jour, il se libéra de son corps, ne laissant que son âme esquisser un dessin
Aucun mot ne pouvait exprimer cette merveille, ½uvre incroyable et sans fin
C'était à la fois toutes la beauté et les horreur du monde, c'était toute sa vie
L'½uvre qu'il avait rêvé de créer, c'était inexplicablement de la magie

Peu après, le peintre mourut, plus d'aile, il n'avait plus aucune raison de rester
C'était un ange descendu sur terre, pour nous montrer l'immensité de la beauté
Il avait accomplit sa tâche, les dieux le reprenait parmis eux, dans ce ciel si aimé
Sa toile, rarement fut montrée sauf à ceux qui très fort ressentait le désir de voler

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 21:15

Thierry.

Thierry.


Il est plus que difficile de décrire la mort. Qui sait vraiment à quoi elle ressemble, puisque la mort est un voyage aller simple. J'aimerais tant pouvoir te rassurer, mais je ne peux rien faire pour t'apporter un peu de réconfort. Je ne saurais probablement jamais à quel point tu as mal, à quel point tu as peur. Ta main semble si petite dans la mienne. Parfois secoué de spasme, parfois inerte, terriblement inerte. Ton c½ur bat dans ta poitrine, et c'est sûrement l'une de tes plus grandes victoires. 10 ans, atteint d'un cancer du sang, ou le nom compliqué qu'il s'amuse à lui donner, leucémie, seulement pour que ça ait l'air plus grave que ce ne l'ai déjà. Il est parfois troublant de constater la peur que peuvent inspiré certains mots. Je suis certaine que si tu pouvais parler, tu me dirais à quel point tu as envie de rire en ce moment. À quel point le soleil sur ta peau glacé te fait du bien, qu'il devrait ouvrir la fenêtre pour que les rayons puissent vraiment te réchauffer. Mais ils ne peuvent pas ouvrir la fenêtre, tu pourrais prendre froid. Non, mais à quoi ils pensent? Un coup de froid, et puis quoi encore? Tu en as vu d'autre, de bien pire. Oui, je me souviens très bien de ce jour de printemps, où trop content de voir les trottoirs à découvert, tu as sortis tes patins à roues alignées. Le résultat ne se fit pas attendre bien longtemps. Le gravier s'étant prit dans les roues, tu avais trébucher, et au comble de la malchance, un bras cassé. Je suis sûre que tu te souviens encore de cette belle journée de Juillet où l'eau de la piscine était encore malgré tout trop froide. Pneumonie, séjour de quinze jours à l'hôpital le plus proche. Déjà, les médecins commençaient à bien te connaître. Tu étais le petit bout en train qui amusait les enfants dans la salle de jeu, mais tout particulièrement une fillette chauve. Tu m'avais approché et tiré sur ma manche, seule endroit que tu pouvais atteindre sur moi. Ta question était teintée d'insouciance et m'a fait sourire. Dit maman, pourquoi elle est chauve Marie Ève? C'est un montre qui les lui a mangé? Hein maman? Je t'avais répondu que Marie Ève avait le cancer, et satisfait de ma réponse, tu avais continué de jouer avec elle. Mais ta si petite question avait créer d'affreuses grandes questions de maman en moi. Si Marie Ève s'appelait en fait Thierry, et que Thierry était mon fils, comment pourrais-je passer au travers de cette épreuve? C'est en caressant le dessus de ta tête chauve que je me suis rappelé de ces instants bénis. Ces instant qui ne datent pas de si loin, après tout. Le cancer te ronge depuis quatre mois. Mais ces quatre mois de maladie on eu beaucoup plus d'effet sur toi que sur les adultes. Ton corps est si fragile et il ne pourra plus longtemps lutter contre l'ennemi. Je sais Thierry, je sais que tu vas partir. Mais c'est si dure pour une mère de consoler son enfant alors qu'elle est elle-même en pleine détresse. J'aimerais tant que ce soit toi qui me console en ce moment. J'aimerais tant être sous tes couvertures, bercé malgré moi par le bip-bip devenu réconfortant des machines qui t'aide à vaincre la maladie. Je voudrais que ce soit toi qui me prenne dans tes bras frêles et que tu me dises que tout ira bien, que tu es là. Mais c'est moi qui doit jouer ce rôle. C'est moi qui doit passer à travers, et toi qui va être un chapitre de ma vie, qui va devenir pénible après ton départ. Tu sais, la mort me fait peur. Elle me fait très peur. Mais qu'est t'elle? Pour qui se prend t'elle pour venir m'enlevé mon enfant? Est-ce vraiment une longue forme fantomatique sous une cape noire, faux à la main pour venir enlevé ses victimes? Je ne sais plus quoi pensé, mais j'aimerais tant t'aider. Je suis certaine qu'il existe un paradis où tu iras. J'irais te rejoindre un jour, très certainement. Tes éclats de rire pourront enfin se joindre aux miens, comme lorsque tu étais jeune... Et en vie.

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 21:24

Modifié le samedi 01 novembre 2008 10:25

Qu'un jouet entre tes mains.

Qu'un jouet entre tes mains.


Le vent carresse mes cheveux et les feuilles craquent sous le poid des mes pas. Il n'y a plus aucun bruit, même la nuit s'est faite silencieuse pour mon départ. Un frottement régulier brise par contre ce silence effrayant. C'est la longue corde que je tire derrière moi. Ma dernière amie, ma dernière chance de m'en sortir. La vie n'est plus supportable. Ma mère est pourtant une personne bien. Elle m'a aimé comme elle a pu. Elle est vraiment adorable. Non, ce n'est pas elle le problème. Le problème, c'est Lui. Lui, qui m'a fait tant souffrir. Lui, qui m'oblige à garder le silence. Lui, qui me menace sans arrêt de faire du mal à ma mère si je parle. Lui, qui abuse de moi. Certains diraient qu'il faut continuer de se battre, d'affronter la vie et vaincre tous les problèmes avec le sourire. Mais mon sourire n'est plus. J'ai perdu le mode d'emploie du sourire. Pourtant, j'essaie de paraître heureuse. J'ai essayé de me battre, essayer de sortir des sables mouvants dans lesquels Il me pousse. Mais c'est trop difficile, c'est impossible. Je n'ai jamais été capable de passer par dessus mes problème, et je risque difficilement d'arrivé à passer par dessus celui-là. Je sais que ma mère va pleurer, qu'ils vont m'en vouloir à mort, qu'elle va en prendre tout le blame. Heureusement, je lui ai écrit une lettre. Ainsi, elle saura pourquoi je me suis enlevé la vie. La vie. J'aurais tant aimé pouvoir continuer la mienne. Je prévoyais tant de chose, espérait tant pouvoir réussir. Mais je n'ai plus la force de me battre. L'ai-je déjà eu d'ailleurs? De toute façon, c'est terminée. J'ai trouvé l'arbre que je voulais. Grand, fort, imposant. Sa cime est innateignable, tout comme les étoiles. Mais ce soir, je me sens plus proche d'elles. Je ferme les yeux et savoure la caresse du vent, l'odeur de la liberté, l'odeur de la mort. Avec toute les forces qu'il me reste, je lance la corde à la branche la plus haute que je puisse atteindre. Je passe délicatement la corde rêche jusqu'à mon cou et la serre, jusqu'à ce que je ne puisse presque plus respirer. Voilà, c'est maintenant ou jamais. Je passe le pas qui me sépare de la mort avec courage. L'emprise de la corde se fait aussitôt sentir, et moi, je perd le sens de la réalité. Ma dernière pensée est pour lui, ce père qui a causé ma mort, ce père pour qui j'étais seulement un jouet.

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 21:31